![]() |
|||||
|
|
||||
El día después est le troisième album d'AROAH. Dix titres dans la langue de Cervantes dans lesquels sincérité et espoir vont main dans la main. Une pop-folk maline, touchante, élégante et mélancolique dont la richesse d'instrumentation n'empêche en rien l'installation d'un climat d'intimité. Un disque comme un de ces sous-bois sombres transpercés ça et là de rayons de lumière. Vingt-neuf minutes d'une poésie à la fois légère et grave fruit d'un regard sans concession sur le quotidien et l'ordinaire. Derrière Aroah se cache la discrète hispano-américaine Irene Rodriguez Tremblay. Elle a débuté sa carrière en 2001 chez Acuarela avec un EP six titres (Cuando termines con todo, habrá terminado contigo) vif, frais et grave à la fois dont la musique est à l'image des origines de son auteur : espagnole chargée d'influences pop-folk américaines. Deux albums suivront (No podemos ser amigos et The last laugh) avant un nouveau six titres (Seis canciones desde el norte), un dernier EP il y a deux ans ( En el patio interior ) et une compilation (The best of Aroah) sortie chez le label japonais Moorworks. On a pu la voir lors de festivals tels Benicassim, le Tanned Tin ou Les femmes s'en mêlent en France. Des concerts également en Belgique, Russie, Hollande, Italie, Mexique, Canada et Etats-Unis. Elle a récemment partagé la scène avec Yo La Tengo. Avec El día después, produit par Raül Fernandez (Refree), Aroah amorce un virage plus pop et moins minimaliste. Ce qui n'a pas changé en revanche, c'est sa voix dont la tessiture n'est pas s'en rappeler celle de Cat Power et son refus de choisir entre légèreté et profondeur, entre fraîcheur d'interprétation et gravité du contenu. Une artiste qui a grandi tout en conservant sa poésie, son humour, son optimisme timide et une remarquable simplicité. |
|||||